FAQ

Que faire face à un mauvais article d’un journaliste ?


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Comment réagir face à un article journalistique négatif sur internet ?

Si un journaliste publie des informations négatives ou un article diffamatoire qui nuit sérieusement à la réputation de votre entreprise, il est primordial de bien réagir pour en minimiser l’impact. Quelle que soit la nature de ces affirmations, il existe des solutions qui vous permettent de maintenir, ou même d’améliorer la notoriété de votre entreprise, après la diffusion d’un article négatif sur internet comme par exemple le nettoyage de réputation sur internet.

Un mauvais article, quel impact sur la notoriété de votre entreprise ?

La plupart des clients font une recherche sur les moteurs de recherche les plus utilisés. 90 % des internautes français effectuent leurs recherches sur Google avant d’envisager un achat ou une collaboration avec une entreprise. Cette démarche permet d’évaluer les compétences et la réputation d’un professionnel.

Selon des statistiques récentes, les entreprises peuvent perdre 22 % de leur part de marché à cause d’un article négatif qui apparaît sur la première page des résultats de recherche. Les réactions face à un mauvais article doivent réduire au minimum son impact sur la réputation de votre entreprise. Il convient ainsi de rester calme et de bien réfléchir avant d’agir.

Comment reconnaître une diffamation publique ?

La diffamation est un délit pénal qui consiste à accuser une personne physique ou une personne morale d’un mal sans en avoir vérifié la véracité. Si la victime parvient à prouver qu’il n’a pas commis l’acte pour lequel sa réputation a été entachée, la diffamation est constituée. En revanche, si l’acte a vraiment été perpétré, il s’agit d’une injure. Lorsque l’article du journaliste parle de l’entreprise au sens global ou de ses produits, il s’agit plutôt d’un dénigrement, émis pour le compte d’un concurrent.

La diffamation prend un caractère public lorsque l’information peut être lue ou entendue par des personnes extérieures aux deux parties concernées par la diffamation (diffamatrice et diffamée). La publication d’un mauvais article peut être considérée comme un délit pénal de diffamation lorsqu’il s’agit d’une affirmation publique sur un fait bien défini qui porte atteint à l’image d’une entreprise identifiée.

Comment réagir face à une diffamation médiatisée ?

Il faut noter que la réaction adoptée face à un mauvais article ne pourra pas complètement effacer son impact. Il existe trois solutions exploitables pour limiter les effets d’une information diffamante : le droit de réponse, le droit à l’oubli et porter plainte en justice pour diffamation publique.

1- Le droit de réponse

L’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de presse permet à toute personne physique ou morale qui a été désignée dans un article publié sur internet, dans un journal ou encore dans une revue, d’obtenir un droit de réponse.

Il s’agit d’une possibilité légale de présenter son point de vue, d’apporter des explications ou encore de contester l’article dans le même support et en bénéficiant des mêmes conditions. L’exercice du droit de réponse est gratuit, mais certaines conditions légales doivent être respectées : seule la personne ou l’entreprise expressément nommée dans l’article peut exercer son droit de réponse. Si l’entreprise décide de confier cette tâche à un professionnel habilité à exercer le droit de réponse à sa place, elle doit émettre un mandat spécial.

La demande d’insertion du droit de réponse doit être directement adressée au directeur de publication au siège social du journal. La victime de diffamation publique doit effectuer cette demande dans un délai de trois mois. La prescription est portée à 12 mois en cas de diffamation discriminatoire avec des propos relatifs à l’origine ethnique, à l’appartenance religieuse, au sexe, à l’orientation sexuelle ou à un handicap.

Enfin, pour être publiée, la réponse doit être en accord avec les dispositions légales en vigueur et les bonnes mœurs, elle ne doit pas porter atteinte à l’honneur ni à la réputation de l’auteur de l’article incriminé, elle doit être en rapport avec la mise en cause et elle ne doit pas être plus longue que la publication qui est à son origine.

La réponse de l’entreprise victime doit être publiée dans les trois jours qui suivent la réception du texte. S’il s’agit d’un périodique, la réponse doit paraître dans le numéro qui parait après la réception du document. Le directeur de publication est légalement tenu de publier l’intégralité du droit de réponse lorsque le texte est conforme à la réglementation en vigueur. S’il ne remplit pas cette obligation, la victime de la diffamation ou du dénigrement peut déposer une plainte pénale pour refus d’insertion. Le tribunal saisi peut alors lancer une procédure en référé pour obliger l’organe de presse ou le directeur de publication du site internet à publier la réponse. Des réparations du préjudice subi en cas de non-publication peuvent aussi être versées à la victime.

2- Le droit à l’oubli

Le droit à l’oubli vous permet de faire une demande auprès des moteurs de recherche pour que les informations négatives qui vous concernent soient supprimées. Même si ces informations étaient vraies autrefois, mais que la situation a changé, vous pouvez entamer une démarche pour qu’elles n’apparaissent plus dans les résultats de recherche lorsqu’un internaute effectue une recherche sur votre entreprise. Google propose un formulaire à compléter pour cette demande de suppression, cependant, vous devez fournir des preuves pour prouver le caractère injurieux ou diffamatoire de ces publications.

Pour être certain de ne pas commettre des erreurs pénalisantes, confiez la gestion de votre réputation sur internet à des professionnels qualifiés qui sauront mettre en place une stratégie efficace. La création régulière de contenus pertinents va permettre d’asseoir votre notoriété et de reléguer les informations erronées ou désuètes au-delà de la première page. Elles seront alors de moins en moins visibles.

La prévention est également recommandée afin d’éviter de préserver l’image de votre entreprise sur le long terme. Ne visitez pas les sites négatifs pour ne pas augmenter le trafic sur les moteurs de recherche. Lorsque l’impact des critiques proférées à l’égard de votre société n’est pas important, il convient aussi de ne pas leur apporter de crédit pour qu’elles s’estompent rapidement.

3- Porter plainte en justice pour diffamation

Rappelons que le délai de prescription est de trois mois seulement pour une diffamation publique. Il peut être de 12 mois lorsque la diffamation est discriminatoire. Si le caractère diffamatoire a bien été établi, vous pouvez déposer une plainte contre le directeur de publication du site internet, du journal ou encore de la revue périodique qui a publié l’article.

Lorsque la plainte est déposée, la procédure d’enquête est déclenchée. Quels que soient vos objectifs, il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel pour que votre réputation ne soit pas davantage compromise.

Lorsque la diffamation est établie, le coupable est passible d’une amende de 12 000 euros. Si la diffamation publique s’accompagne d’une circonstance aggravante comme la discrimination relative au racisme, au sexisme, à l’homophobie, ou encore à un handicap, l’amende est portée à 45 000 euros et peut s’accompagner d’une peine d’emprisonnement d’un an.

L’accompagnement d’un professionnel de la communication de crise pour bien réagir en cas de mauvais article sur internet

Si vous êtes victime d’un article négatif publié par un journaliste sur internet, il est fortement recommandé de s’adresser à une équipe d’experts en communication de crise afin de réagir judicieusement et d’en minimiser l’impact.

Que ce soit pour la rédaction du droit de réponse ou encore de la mise en place d’une meilleure stratégie de communication avant la demande du droit à l’oubli, vous avez besoin d’une assistance professionnelle afin d’atteindre les objectifs fixés.

Dans le cadre d’une procédure juridique, n’hésitez pas à solliciter un avocat qualifié pour évaluer la situation avant de déposer une plainte. Si vous vous engagez dans une bataille qui ne vous met pas en position de force, cette démarche risque de confirmer les informations négatives diffusées. En effet, si l’auteur possède des preuves ou s’il invoque la bonne foi, il pourra échapper aux différentes sanctions prévues.