FAQ

Les achats sont-ils une source de risques pour l’entreprise ?


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Question : 

« Avez-vous l’expérience de crise née de la politique achats dans une entreprise ? »

Réponse : 

Votre question nous fait penser à ces réflexes spontanés de l’opinion de regarder l’étiquette de t-shirts offerts par une entreprise à ses publics pour en vérifier l’origine. L’éthique de l’achat d’une entreprise fait régulièrement naitre des polémiques et des scandales.

Les achats d’une entreprise sont l’un des moyens pour le public de tenter de démasquer la réalité de valeurs, la réalité d’un engagement social mais aussi de traquer les doubles discours des organisations.

Les achats sont révélateurs de l’authenticité de la communication d’une organisation. 

Deux exemples : 

 – Le groupe de musique des Spice Girls avait par exemple initié une vente caritative de tee-shirts pour récolter des fonds pour une association mais leurs conditions de fabrication au Bangladesh a fait polémique l’année dernière.

– Même polémique au sein d’un parti politique en 2015 déjà. Les Républicains avait confié la fabrication de leurs tshirts à une entreprise Parisienne sous-traitant sa production dans plusieurs pays en voie de développement, ayant été au centre de deux drames humains majeurs : l’effondrement du toit d’une usine en 2005, dans lequel 64 personnes ont trouvé la mort, et l’incendie d’un bâtiment qui a tué, le 26 janvier 2013, sept personnes. 

Nous le voyons au quotidien chez nos clients qui nous ont confié la gestion des risques environnementaux et sociaux de leurs entreprises. Les organisations doivent faire preuve d’une grande vigilance à l’égard de leur politique d’achats pour ne pas mettre en danger durablement leur image et écorner immédiatement leur réputation.

Les achats sont un moyen pour les publics de l’entreprise d’évaluer la performance environnementale et sociale de ses fournisseurs et mesurer à travers eux la réalité de l’engagement social et environnemental.

Dans un contexte de globalisation accéléré des chaînes d’approvisionnement, de complexification de la supply chain, les entreprises se trouvent exposées à de nouveaux risques environnementaux et sociaux liés aux pratiques de leurs fournisseurs locaux.

Par ailleurs, sur les marchés européens plus encore que sur les autres marchés mondiaux, l’exigence de transparence et la prise de conscience environnementale des consommateurs ne cessent de progresser. Il devient donc nécessaire, même auprès de fournisseurs européens, d’acheter «responsable» pour se prémunir entre autre, des risques d’image ou de conformité réglementaire mais aussi d’appels au boycott et pétitions en tous genres illustrant la mobilisation des consommateurs contre une marque dont ils souhaitent dénoncer le comportement en la stigmatisant.

Les Directions des Achats des entreprises peuvent réduire les risques en accélérant autant qu’ils le peuvent la mise en place d’un programme Achats Responsables par exemple.

Les acheteurs ont une fonction essentielle pour améliorer la performance environnementale et sociale de l’entreprise.

Aujourd’hui, ils doivent apprendre à maîtriser les risques associés aux pratiques sociales et environnementales de ces nouveaux fournisseurs.

Des bases de donnée permettant aujourd’hui d’offrir aux directions des achats des évaluations des performances de fournisseurs sur la base d’une trentaine de critères environnementaux et sociaux (des «émissions de CO2» au «travail des enfants»), couvrant 150 familles d’achat (des «articles promotionnels» au « packaging »), dans plus de 100 pays.

Les années qui viennent sont placées sous le signe de la maîtrise des risques globaux (Supply Chain, Changement Climatique, pénuries en matières premières,…), nous assistons à une accélération des projets des entreprises, en matière d’évaluation de la performance environnementale et sociale des fournisseurs. La Direction des achats des entreprises en est au premier plan pour éviter à son organisation de se faire piéger en se voyant reprocher des achats irresponsables ou non éthiques. 

Les banques et les investisseurs sont d’ailleurs aujourd’hui très sensibles et très regardants à la qualité de ce que leurs financements permettent d’acquérir et n’hésitent pas à en priver les entreprises pour ne pas voir leur image contaminée par ces financements d’achats irresponsables.