FAQ

Dois-je recruter un Risk manager dans mon entreprise ?


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Question : 

« Dois-je recruter un gestionnaire des risques dans mon entreprise afin d’assurer la gestion des risques ? »

Réponse :

La conviction d’une agence de gestion de crise à Paris, comme la notre, ne va pas vous étonner : recrutez, foncez. Nous considérons que recruter un Risk manager c’est appliquer le principe : mieux vaut prévenir que subir. 

On peut partir de loin …

 

          • 1984 : une fuite de gaz dans l’usine chimique Union Carbide de Bhopal en Inde.
          • 1990 : des traces de benzène dans les bouteilles Perrier.
          • 1995 : l’image ternie de Shell suite au démantèlement de la plate-forme pétrolière, Brent Spar, en mer du Nord.
          • 1996 : incendie au siège social du Crédit lyonnais.
          • 1998 : Renault condamné pour non-respect des règles de fermeture de son usine de Vilvorde…

 

… jusqu’à la crise du coronavirus covid19 en passant par le conflit judiciaire violent au sein de Renault aboutissant à l’arrestation de son Président, Carlos Ghosn…

Faille du système de sécurité, défaut de production, pression des écologistes, accidents industriel, crise sanitaire, malveillance interne, dénigrement d’un concurrent, négligences juridiques … autant de risques mal maîtrisés pouvant entraîner une entreprise dans un gouffre financier. Nous vous en parlons d’autant plus facilement que nous le vivons du coté de la crise « chaude » quotidiennement. Il est plus facile de le vivre du côté de l’identification des risques et de l’anticipation des crises.

Pour gérer ces aléas, une nouvelle race de cadres a effectivement fait son apparition chez nos clients anglo-saxons puis européens : les risk managers. Leur rôle est d’identifier tous les risques possibles d’une entreprise, puis d’évaluer leur coût potentiel sur une échelle de gravité et de probabilité. C’est en fonction de ces données que le risk manager va préconiser des mesures de prévention et de protection de l’entreprise.

Depuis une dizaine d’années, nous observons chez nos clients qu’un bon nombre de grands groupes européens ont intégré ce nouveau concept de business risk management (BRM) dans leur organigramme. Un engouement qui s’explique par la vulnérabilité accrue des entreprises. Avec la mondialisation des marchés, leur volatilité et la levée des barrières réglementaires, les coups à prendre se multiplient. Les techniques de gestion de risques et donc de gestion de crise sont toujours plus complexes deviennent aussi plus difficiles à maîtriser ce qui explique que de nombreux dirigeants se fassent désormais accompagner par les meilleurs agences de gestion de crise à Paris en France comme ailleurs.

Jamais l’environnement économique n’a été aussi mouvant ni imprévisible. A cela s’ajoutent la médiatisation immédiate des accidents, le jugement expéditif et souvent aussi injuste que cruel du tribunal de l’opinion publique sur les réseaux sociaux, le développement du consumérisme et la montée des préoccupations écologiques dans l’opinion publique qui exprime sa volonté pressante de plus grande transparence de manière continue depuis plusieurs années.

La France à la traîne sur le recrutement des risk managers

Mais si le business risk management est aujourd’hui répandu en Europe, il est loin d’avoir convaincu tous les chefs d’entreprises françaises. La France accuse même un certain retard. Nos meilleurs spécialistes de la gestion de crise à Paris observent tout de même un fossé qui sépare la France des autres pays de l’Europe continentale.

En Belgique et en Italie notamment, quatre dirigeants sur cinq considèrent le business risk management comme un élément clé, alors qu’en France, ils sont plus de 50 % à penser le contraire. Et si 80 % des entreprises françaises déclarent avoir mis en place une stratégie de maîtrise des risques, elles reconnaissent qu’elles n’ont pas confiance dans leur dispositif de gestion des risques et d’anticipation de la gestion de crise !

En fait, il existe une incompréhension notoire du sujet, même des états-majors importants. Peu de managers ont compris que le risque n’est pas une fatalité et qu’il est possible de gérer les aléas d’une entreprise. Et quand ils le comprennent, ils ne savent pas comment s’y prendre. La plupart sont même convaincus qu’il n’y a pas de méthode pour aborder la question des risques. 

En général, le directeur financier se voit investi de la fonction de risk manager. Le concept est alors pris dans son acception la plus restrictive, financière, c’est regrettable et peu efficace pour assurer la protection de l’entreprise et de ses business. Le plus souvent, le risk manager adopte encore une attitude passive qui consiste à se décharger de ses risques en souscrivant un contrat d’assurance. Certes, il y a bien les banquiers, forcés de s’intéresser à la gestion des risques par la commission bancaire.

Mais leur vision reste parcellaire et cantonnée au haut de bilan. C’est ainsi que l’on trouve, dans les banques, un risk manager par catégorie de risques de taux de change, de taux d’intérêt ou de crédit. Quant aux industriels qui sont nos clients, en particulier dans les entreprises à hauts risques (nucléaire, télécom, défense, armement, infrastructures routières,  chimie…), seul le volet sécurité est assumé par des ingénieurs spécialisés, proches de la direction générale. Il nous parait indispensable qu’un manager ait pour mission d’avoir une vue d’ensemble de tous les risques de l’entreprise. Si personne n’endosse cette responsabilité, le risk management est laissé à l’abandon. 

Fondamentalement, un risk manager peut très bien agir sans pour autant diriger les opérations. Dans les entreprises, les directions des ressources humaines défendraient contre bec et ongles leurs prérogatives concernant la prévoyance collective. De même, les directions techniques accepteraient difficilement de ne plus avoir le contrôle de la sécurité. En revanche, le risk manager peut jouer un rôle d’interface entre les différents managers de l’entreprise. Il peut coordonner leurs actions pour aboutir à la mise en place d’un dispositif global de protection des risques de l’entreprise.

La crédibilité du risk manager

Reste une question épineuse : à quel échelon doit-on rattacher le risk manager dans l’organigramme ? Le risk manager doit être capable d’avoir une vue globale de toutes les facettes de la vie de l’entreprise (trésorerie, marketing, relations publiques, fabrication, ressources humaines…). De plus, il doit avoir suffisamment de crédibilité pour que l’ensemble des responsables acceptent ses recommandations. Il doit donc être un senior de bon niveau, proche du pouvoir décisionnel de l’entreprise. 

Ensuite, tout dépend de l’entreprise. Certains préféreront le rattacher à la direction générale, d’autres à la direction financière ou encore à la direction administrative. Qu’importe, pourvu que le risk manager intervienne en amont pour que les risques soient désormais gérés et non plus subis par l’entreprise.

ENTREPRENDRE, C’EST PRENDRE DES RISQUES

Très souvent, on considère le risk manager comme un frein à la prise de risque. Qu’en pensez-vous ?

C’est faux. Pour rester compétitive, l’entreprise doit prendre des risques, à condition qu’ils soient rationnels et accompagnés d’éléments tangibles et non pas intuitifs. Tel est le rôle du risk manager : donner tous les éléments d’analyse des risques permettant de prendre une décision et mettre en place des systèmes de financement comme l’assurance pour le cas où le risque se produirait.

La France est-elle très en retard dans le domaine du risk management ?

La France est en retard par rapport aux pays anglo-saxons mais elle est plutôt en avance en comparaison de l’Allemagne ou des pays du sud de l’Europe. De plus, la France progresse rapidement. Il y a dix ans, la fonction n’existait pas dans l’Hexagone.

Comment expliquez cette progression ?

L’internationalisation et la complexité croissante des marchés se paient en retour par une incertitude accrue. L’environnement de plus en plus compétitif oblige l’entreprise à prendre davantage de risques pour garder ses parts de marché. Le concept de flux tendus, la concentration du matériel, la haute technologie avec risque de défaillance en chaîne… sont autant de paramètres qui fragilisent l’entreprise. Prendre des risques devient un gage de survie et une source d’opportunités. Parallèlement, les investisseurs acceptent de moins en moins qu’un événement inopiné vienne compromettre les performances attendues. Ils réclament des informations plus précises sur les risques auxquels l’entreprise est exposée. Il faut une gestion capable de rassurer l’investisseur, lui montrer que l’on prend des risques maîtrisés.

Quel est le profil du risk manager ?

Il y a dix ans, on cherchait des juristes pour occuper cette fonction. Puis on a préféré des ingénieurs. Ce fut l’époque du risk management préventif. Aujourd’hui, on parle de risk management global, davantage tourné vers la finance.

Comment s’organise la fonction dans l’entreprise ?

C’est une fonction transversale rattachée à la Direction financière ou à la Direction générale. Le risk manager va s’appuyer sur tous les départements de l’entreprise, de l’informatique à la sécurité, en passant par les achats, l’environnement, la logistique ou les relations publiques. C’est un généraliste qui doit se passionner pour tous les aspects de la vie de l’entreprise et qui doit les aborder sous l’angle du risque. Généralement, c’est un senior de 35/40 ans. Il n’est pas question pour autant de jouer les touche-à-tout. Dès qu’un problème devient trop spécialisé, le risk manager fait appel à un consultant externe ou interne.

Faut-il former des risk managers ?

L’ESC Bordeaux a créé l’Institut de management des risques (IMR) afin de proposer une formation de troisième cycle qui se rapproche du métier tel qu’on l’entend outre-Atlantique. L’IMR de KEDGE est classée 3e meilleure formation française en gestion des risques. Partenaire de l’AMRAE et de la FERMA, le programme forme des professionnels hautement qualifiés en risk management, dont 100% trouvent un emploi dans les trois mois qui suivent leur diplôme. Il existe également des formations permanentes de haut niveau. Cependant, toutes ces initiatives sont des formations complémentaires. Même bardé de diplôme, l’ingénieur devra passer par des années d’expérience dans l’entreprise avant d’acquérir les compétences nécessaires au risk management. En outre, la jeunesse de la fonction fait qu’elle évolue rapidement. Le profil qui sera exigé dans quelques années ne sera pas forcément le même qu’aujourd’hui.

DE FORMIDABLES OPPORTUNITÉS DE CARRIÈRE

Quel est le rôle du risk manager dans une salle de marché ?

« Eviter un Jérome Kerviel ahah  ^^ » répond l’un des meilleurs consultants en gestion de crise de Paris.

Sa mission revêt trois aspects. D’une part, il propose à la direction générale des limites sur les activités de marché, qu’il s’agisse de positions d’arbitrage ou de spéculation. Ces limites portent sur les montants maximums de prise de risques sur un marché particulier et sur les limites s’appliquant aux contreparties (banques ou entreprises avec lesquelles sont traitées les opérations). Ensuite, il doit veiller à ce que les opérations ne dépassent pas ces limites. Enfin, il est chargé par la direction générale de faire des calculs de simulation pour évaluer l’impact sur les résultats des positions prises par la salle en fonction de divers scénarios d’évolution des marchés.

Le métier de risk manager a-t-il évolué ?

Il y a quelques années, le risk management était une fonction rattachée au back-office. Aujourd’hui, c’est un département indépendant, rattaché à la direction générale. C’est une fonction centrale qui est spécifiquement imposée par les autorités réglementaires nationales et internationales.

Quel avenir pour cette fonction ?

Elle est appelée à se renforcer. Il se crée de nouveaux marchés comme ceux des pays émergents. De plus, les techniques évoluent et de nouveaux instruments de marché apparaissent : options, swaps, futures ou encore la « value at risk » qui permet de calculer, à l’intérieur de certaines hypothèses, le montant maximum que l’on peut perdre à un instant donné sur l’ensemble de ses positions. Les risk managers sont sans cesse confrontés à l’imagination des traders. Cette fonction a donc tendance à être de plus en plus complexe et réservée à des ingénieurs de haut vol. 

Est-ce qu’il existe une formation spécifique au risk management des salles de marchés ?

Il n’existe pas de diplôme dédié, mais la plupart des grandes écoles et universités proposent des cours dans ce domaine. Le risk management recèle de formidables opportunités de carrière, mais il peut aussi servir de tremplin vers la salle de marché.

UNE APPROCHE TRADITIONNELLE DU RISK MANAGEMENT

Vous avez organisé une manifestation, sous l’égide de l’Association des directeurs financiers et contrôleurs de gestion, sur le thème du « Business Risk Management ». Quelle est l’approche de la gestion des risques au sein de votre agence de gestion de crise à Paris pour vos clients ?

Pour prévenir un risque, nul n’est mieux placé que le manager en charge de la bonne marche quotidienne de son activité. La formation, la rapidité de l’information ainsi que la communication sont les outils donnés aux responsables opérationnels. Nous avons une organisation des risques par métier : par exemple, le risque financier est du ressort du directeur financier, la protection des réseaux d’information du directeur des études générales… Cet éclatement de la gestion des risques est tout à fait classique.

Cette logique est aujourd’hui battue en brèche par le concept de « Business Risk Management ». La mise en place d’une centralisation des dangers susceptibles de menacer l’entreprise est-elle envisageable chez vos clients ?

Ce concept existe déjà au sein des entreprises de nos clients, même si elles n’ont pas nécessairement créé un poste spécifique. Par exemple, lors d’une acquisition, l’ensemble des risques (environnement, sécurité, financier, social…) fait l’objet d’une étude approfondie soumise à l’approbation des comités exécutifs. Certains sujets comme la Sécurité sont directement soumis au plus haut niveau des entreprises de nos clients.

La gestion des risques est-elle en cours d’évolution dans leurs entreprises ?

Elle prend de plus en plus d’importance et évolue vers une gestion plus stratégique et plus préventive du risque. Les changements de leurs environnements vont les orienter encore plus vers la prévention et la prise en compte de l’interactivité des risques.